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La lumière en architecture et décoration d’intérieur

Découvrez comment maîtriser et intégrer la lumière dans votre intérieur

LA LUMIÈRE NATURELLE

Son évolution dans la journée

Orientation du soleil dans la journée

Le soleil a une place déterminante dans notre rythme de vie au quotidien. Il rythme nos journées, nos phases de sommeil et nos activités.

Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest. Cependant, en fonction des saisons (l’été ou l’hiver), le soleil change de trajectoire selon différents paramètres : l’axe de rotation terrestre, d’excentricité et d’orbite. Ces paramètres sont tellement précis et calculés sur du long terme qu’il est difficile de se rendre compte de leur évolution sur du court terme.

En effet, en hiver, les rayons sont horizontaux alors qu’en été, ils sont plus proches de la verticale. On sait aussi que le sud est l’orientation où l’apport solaire est le plus important. Des surchauffes sont donc possibles en été et en mi saison, et des éblouissements sont plus courant en hiver.
En revanche, le nord est la direction où il n’y a pas de rayonnement solaire direct, donc il n’y a pas de variation lumineuse ni d’apport thermique.

Tous ces paramètres sont à prendre en compte lors de la conception d’espace que ce soit dans le domaine de l’habitat, de structures culturelles ou de loisirs, ou encore de commerces.
Ainsi, lors de la conception d’espaces, il faut penser à l’orientation des pièces, mais aussi réfléchir à des moyens techniques pour faire face à certaines contraintes comme par exemple : des protections solaires extérieures (brise-soleil, persiennes, ventelles, ...), des protections intérieures contre l’éblouissement en hiver (rideaux, stores ...).

Il faut aussi savoir jouer de l’orientation du soleil pour éclairer, chauffer, et ainsi optimiser la consommation d’énergie.

Évolution des couleurs du ciel liée à la couche atmosphérique

Au-delà des changements d’orientation du soleil liés à la rotation de la terre, le soleil et le ciel changent de couleur au cours de la journée, faisant ainsi varier sa température de couleurs (mesurée en Kelvin). La température de couleur de l'éclairage est la chaleur de la lumière. Cela n'a rien à voir avec la chaleur de la lampe, mais si la lumière est chaude ou froide. Ce changement de couleurs est directement lié à la modification du spectre d’émission de la lumière du jour influencée par les conditions atmosphériques et météorologiques, aux interactions avec les particules de l’atmosphère.

Si vous vous demandez pourquoi le soleil nous apparait blanc au zénith et rouge au coucher de soleil, voilà l’explication : la couleur bleue du ciel est due à une forte réfraction des ondes courtes de la lumière solaire par les molécules gazeuses de l’atmosphère. En milieu de journée, quand le soleil est au zénith, les rayons lumineux traversent l’atmosphère verticalement donc le soleil au zénith semble presque blanc et le ciel apparaît d’autant plus bleu que l’air est pur. Quand le soleil est à l’horizon, les rayons ont un trajet plus long, la couche atmosphérique à traverser est plus grande : ce sont surtout les longueurs d’onde élevées qui sont réfractées. La couleur transmise est orangée lorsqu’il pleut ou par une atmosphère polluée. Dans ce cas-là, toutes les radiations sont diffractées de manière sensiblement égale et le ciel tend vers le blanc.

Son rapport à l'architecture

Si vous n’avez pas lu cette citation de Le Corbusier, c’est que vous ne vous êtes jamais questionné sur la relation qu’il y a entre l’architecture et la lumière.

“L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes sous la lumière”

Cette citation nous fait bien prendre conscience de l’importance de la lumière dans l’espace. On peut lui attribuer différentes fonctions.

La lumière naturelle est considérée chez les architectes comme matériau primaire dans la conception architecturale. Elle permet, entre autres, de révéler la forme en occupant l’espace par des jeux d’ombres et de lumières, mais aussi de matérialiser une idée pour donner du sens à l’architecture.

Pour vous donner une image un peu plus concrète, voici trois architectures, toutes bien distinctes, mais qui repose sur le rapport étroit entre lumière et architecture.

Les différentes fonctions que l’on peut attribuer à la lumière dans le domaine architectural sont :

  • La mise en valeur d’un espace architectural
  • La valorisation ou la transparence de la matérialité
  • La valorisation ou la transparence de la structure

La mise en valeur de la fonction d’un espace comme La Maison Hakuei-Akira Sakamoto

La mise en valeur de la fonction d’un espace comme Church of Light, Tadao Ando

Parmi les architectes les plus influents dans cette thématique de l’architecture et de la lumière, on retrouve : Tadao Ando, Louis Kahn, Alberto Campo Baeza, Peter Zumthor, Dan Flavin,…

LA LUMIÈRE ARTIFICIELLE

Les différentes températures de couleurs : évolution en °K

C’est en Kelvin (°K) que s’exprime la température de couleur d’une source de lumière. Elle s’étend généralement entre 1.000K (couleur chaude) et 10.000K (couleur froide). Ce critère permet d’évaluer et de décrire la teinte de couleur d’une source de lumière.
La lumière émise directement par le soleil au zénith est de 5.800 K, alors qu’au couchant et au levant, elle est d’environ 3.300 K.

Le schéma ci-dessus illustre de façon colorimétrique la correspondance d’une teinte (couleur) avec sa valeur (en Kelvin).

Quelques valeurs à connaitre :

 

SOURCE DE LUMIERE TYPES DE LUMIERE TEMPERATURE DE COULEUR (EN KELVIN : K)
Bougie artificielle 1.500
Lampe à incandescence (40 Watt) artificielle 2.600
Lampe à incandescence (100 Watt) artificielle 2.800
Lampe halogène blanc chaud (12 V) artificielle 3.200
Lever/coucher de soleil naturelle 3.400
Tube halogène blanc froid-neutre artificielle 4.000
Clair de lune naturelle 5.000
Lumière du matin/soir naturelle 5.500
Lumière de mi-journée naturelle 5.500 – 5.800
Soleil zénithal naturelle 5.600 – 7.000
Tube fluorescent artificielle 6.500 – 7.000
Ciel couvert naturelle 7.500 – 8.000
Ciel peu nuageux/brumeux naturelle 9.000 – 12.000
Ciel bleu naturelle 15.000 – 20.000

Les différents types de lumières

Sources de lumière

La lumière naturelle du soleil est essentielle comme source de lumière de jour, mais la nuit, il est nécessaire d’avoir d’autres sources de lumière. Si on remonte dans le temps, des lampes à huile ou à la bougie étaient utilisées (de la Préhistoire au XXIIIème siècle), puis l’éclairage incandescent ou à décharge (de type luminescent) jusqu’au XXème siècle. Puis le LED et de l’OLED (créé dans les années 1990) ont fait leur apparition dans le commerce entre 2000 et 2010.

On s’intéresse ici à trois catégories :

  • la lampe à incandescence
  • le lampe halogène
  • le LED

Le principe fondamental des lampes incandescentes est la chaleur. Il est nécessaire de fondre une matière à haute température pour la faire fonctionner, ce qui constitue une contrainte majeure dans sa conception. Hormis le carbone (surtout utilisé fin XIXe/début XXe siècle), il existe le tungstène qui l’a rapidement remplacé, notamment grâce à ses propriétés mécaniques (facile à étirer et à tréfiler) et à son faible taux d’évaporation à chaud.

Cependant, un problème se pose : lorsqu’un corps incandescent est mis en contact avec de l’oxygène, le filament de tungstène (droit, spiralé ou bi-spiralé) devient combustible. Il faut donc l’isoler dans un espace composé de gaz inerte ou de l’argon (ou du krypton et du zénon) délimité par du verre ou du quartz.
La lampe à incandescence a été particulièrement utilisée au XXème siècle, notamment par les particuliers. Aujourd’hui, leur faible efficacité énergétique a conduit cette source de lumière à être retirée des commerces et interdite à l’utilisation.

En ce qui concerne la lampe halogène, c’est le même principe que la lampe à incandescence. On lui a simplement ajouté un composé halogène permettant d’augmenter son efficacité énergétique et la durée de vie du filament.
Même si les performances de l’halogène se sont améliorées, son efficacité énergétique et sa durée de vie restent trop faible et conduisent cette source de lumière à disparaître progressivement.

Les LED (Light-Emitting Diode) ou DEL (Diode électroluminescente) sont apparues au début du XXème siècle. D’abord rouge, puis blanche, la LED devient bleue, à la suite de la découverte en 1991 par le professeur Shuji Nakamura de la LED bleue. La LED est une source de lumière développée selon le principe de la luminescence, plus précisément de l’électroluminescence, c’est-à-dire que la lumière émise est produite par un courant électrique. Le but est de créer un déficit d’électron dans une zone (crystal type N) et un excédent dans une autre zone (crystal type P) et lorsque la jonction entre les deux matériaux s’opère, les “trous” d’électrons vont s’assembler avec les électrons pour générer un photon (émission de lumière).

Cette source de lumière est utilisée dans de nombreux domaines d’activité. Elle a su s’imposer sur le marché grâce aux nombreuses possibilités qu’elle offre, en termes de couleurs ou de formes. Elle est très appréciée car elle possède une efficacité énergétique souvent bien supérieure à ses confrères.

TYPE DE SOURCES

CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES

EFFICACITÉ (lm/W)

TYPE DE BÂTIMENT

LUMINAIRES

TYPE DE BESOIN

Incandescence

Peu cher, très faible efficacité, faible durée de vie, excellent IRC

<15

Quasiment inutilisé maintenant Vieux luminaires ou très spécifiques (haute température) Applications spécifiques comme les très hautes températures

Halogène

Peu cher, faible efficacité, faible durée de vie, excellent IRC

10 à 30

Très peu utilisé, logement particulier Suspension, lampe de table, lampe de bureau, lampadaire… Coût faible, encombrement faible

Tube T5/T8

Bon marché, très bonne efficacité, longue durée de vie, bon IRC

80 à 115

Tertiaire, quasiment plus utilisé Type linéaire ou surfacique comme des suspensions Bonne efficacité, flux important, dimensions importantes

Fluocompacte avec ballast déporté

Bon marché, bonne efficacité, bonne durée de vie, bon IRC

50 à 90

N’est plus utilisé

Fluocompacte avec ballast intégré

Bon marché, efficacité moyenne, durée de vie moyenne, bon IRC

40 à 75

N’est plus utilisé

Sodium basse pression

Bon marché, excellente efficacité, durée de vie moyenne, couleur orangée, très mauvais IRC

140 à 200

N’est plus utilisé Uniquement relamping sur installation existante

Sodium haute pression

Bon marché, très bonne efficacité, durée de vie moyenne, IRC moyen, délai pour rallumage à chaud

70 à 140

N’est plus utilisé Uniquement relamping sur installation existante

Halogénures (ou iodures) métalliques

Bon marché, bonne efficacité, durée de vie moyenne, bon IRC, délai pour rallumage à chaud

80 à 120

N’est plus utilisé Uniquement relamping sur installation existante

Vapeur de mercure (ballon fluo)

Faible efficacité

40 à 60

Inutilisé (interdit en 2015) Uniquement relamping sur installation existante

LED

Cher, excellente efficacité, très bonne durée de vie, bon IRC, éclairage ponctuel (attention à l’éblouissement et à l’échauffement)

150 à 210

Tertiaire, architectural, industriel, logement Toute application sauf grande chaleur Très bonne efficacité, longue durée de vie, toutes dimensions

OLED

Très cher, efficacité moyenne, durée de vie moyenne, éclairage surfacique

Jusqu’à 50

Prototype, très haut de gamme design Design innovant (notamment éclairage à partir d’une surface courbe)

Tableau récapitulatif des caractéristiques essentielles des différentes sources de lumière

 

TYPE DE FONCTIONNEMENT
Incandescence (à chaud) Fonctionnement sur secteur 230 V / 50 Hz
Pas besoin d’appareillage
Incandescence
Halogène
Luminescence (à froid) Besoin d’appareillage (ballast, alimentation, driver…) Lampes à décharge Basse pression Sodium basse pression
Fluorescence
Haute pression Sodium haute pression
Halogénures (ou iodures) métalliques
Vapeur de mercure
LED
OLED

Tableau de synthèse des différentes sources de lumière

Types d’éclairage et de luminaire

La lumière artificielle peut se répartir en trois grandes catégories d’éclairages :

  • Éclairage général
  • Éclairage d’appoint
  • Éclairage d’accentuation

L’éclairage général constitue une simple base de lumière qui sera par la suite agrémentée d’autres types d’éclairage pour mieux mettre en valeur un espace.
Il s’agit d’un éclairage de faible intensité.
La plupart du temps on composera ce type d’éclairage à l’aide de plafonnier, de luminaire encastré, de lampe à poser (au sol ou sur table) ou encore de suspension.

L’éclairage d’appoint est un éclairage direct favorisé dans des milieux où il est important d’avoir un bon éclairage (luminosité suffisante) pour pratiquer des activités comme la lecture, les travaux manuels, le travail de bureau, la cuisine, etc…
Dans ces cas-là, on peut facilement s’imaginer un éclairage d’une certaine puissance, de forte intensité.
Pour cet éclairage direct, on favorisera l’utilisation de suspensions, de lampes à poser (au sol ou sur table), d’appliques murales.

L’éclairage d’accentuation quant à lui va être privilégié dans le cadre d’un éclairage ciblé sur une zone spécifique, comme par exemple dans un musée pour l’éclairage d’œuvres d’art.
Dans cette optique d’éclairage ciblé, il est important qu’il soit d’une intensité plutôt forte. Attention : évitez qu’il soit trop surpuissant, au risque de saturer la lumière et de rendre l’espace ou l’objet à mettre en valeur non lisible (au niveau des couleurs et de la forme de ce que vous éclairez).
Ainsi, pour obtenir un éclairage d’accentuation, misez sur des éclairages encastrés (spots), des appliques, des spots, des rubans LED.

Aujourd’hui, il existe une multitude de luminaires, encastrés, au plafond, au sol, au mur, etc… Dans le tableau ci-dessous vous trouverez une sélection assez large avec les informations essentielles à savoir sur chacun d’eux.

Tableau répertoriant les principaux types de luminaire et leurs caractéristiques essentielles

TYPE DE LUMINAIRE DESSIN UTILISATION TYPIQUE SOURCE TYPIQUE TYPIQUE CARACTÉRISTIQUES
Applique Eclairage d’appoint Fluorescence, LED Sur un mur à l’horizontal Luminaire généralement direct/indirect
Borne Extérieur, résidentiel Halogénures métalliques, Fluorescence, LED En saillie dans le sol Luminaire d’environ 1m de haut
Chemin lumineux Magasin type hypermarché ou supermarché Fluorescence, LED En saillie Grandes longueurs de luminaires pour des bâtiments de grandes hauteurs accueillant du public
Downlight Couloir, toilettes Fluorescence, LED Dans faux plafond Luminaire peu encombrant et discret tout en étant performant, souvent de forme circulaire
Encastré Tertiaire (bureaux, écoles…) Fluorescence, LED Dans faux plafond Luminaire bon marché, le plus discret possible, optique diffuse ou dirigée
Encastré de sol Extérieur Halogénures métalliques, Fluorescence, LED Encastré dans le sol Eclairage architectural extérieur de bâtiment ou signalétique (suivant la puissance)
Encastré mural Extérieur (notamment lieux sans plafond) ou intérieur Fluorescence, LED Encastré dans un mur Permet d’éclairer au sol sans avoir de plafond et/ou d’éclairer sans éblouissement
Gamelle Entrepôt, usine Fluorescence, LED, halogénures métalliques, sodium haute pression En suspension Pour lieux de grandes hauteurs, flux lumineux important
Hublot Escalier, local technique, extérieur Fluorescence, LED Sur un mur Luminaire très utilisé, à la fois étanche, résistant mécaniquement et qui peut être esthétique, voir IP et IK
Lampadaire Eclairage de bureaux, particulier Halogène, Fluorescence, LED Posé sur le sol Luminaire d’environ 2m de hauteur, très varié dans ses formes et ses utilisations
Lanterne Extérieur LED, halogénures métalliques, sodium haute pression Attachée à une console ou une crosse Partie éclairante d’un lampadaire extérieur rattachée au mat (ou à un mur) par une console ou une crosse
Luminaire étanche Lieu technique Fluorescence, LED, halogénures métalliques, sodium haute pression Varié Luminaire technique ayant bien souvent une résistance mécanique importante, voir IP et IK
Luminaire omnisport Salle de sport Fluorescence, LED En saillie Pour lieux de grandes hauteurs, résistant mécaniquement aux balles et ballons, voir IK
Luminaire salle blanche Salle blanche (hôpitaux ou laboratoire) Fluorescence, LED Dans faux plafond Luminaire type bureaux mais proposant une étanchéité (bien souvent par le dessous uniquement, voir IP)
Plafonnier Tertiaire (bureaux, écoles…) Fluorescence, LED En saillie Luminaire bon marché et relativement discret, optique diffuse ou dirigée
Projecteur extérieur Stades, places publiques Fluorescence, LED, halogénures métalliques, sodium haute pression Sur mat Luminaire de forte puissance (jusqu’à 3500 W) à flux souvent dirigé, généralement pour des applications en grandes hauteurs
Projecteur intérieur Magasin (éclairage d’accentuation) Halogénures métalliques, LED Sur rail Luminaire de petites dimensions à flux dirigé, déplaçable et orientable facilement
Réglette Corniche Fluorescence Posé, varié Luminaire fluorescent généralement caché à la vue, remplacé par le ruban LED
Ruban LED Corniche, présentoir LED Posé ou collé Ruban souple continu de LED qui remplace les réglettes fluorescentes
Spot Magasin, toilettes Halogène, LED Dans faux plafond ou sur rail électrique Luminaire de petites dimensions donc faible flux lumineux
Suspension Tertiaire / architectural / particulier Fluorescence, LED En suspension Luminaire de formes et de types très variés

Comment mettre en valeur l'espace et l'objet - les jeux d'ombres et de lumières - le rapport à la scénographie

La lumière a plusieurs fonctions. Dans notre cas, on se focalisera sur deux fonctions principales : la mise en valeur d’objets (œuvres d’art, mobiliers, etc…) et la mise en valeur des espaces.

Pour mettre en valeur des objets, il faut utiliser un éclairage d’accentuation dans l’objectif de cibler un objet en particulier, qu’il s’agisse de tableaux, de sculptures ou encore de mobiliers.
Dans ce contexte, on privilégie l’utilisation de spots (encastrés ou non) qui permettent d’orienter la lumière très précisément selon un angle, un faisceau.

S’il s’agit d’éclairer des surfaces planes, il est important d’opter pour un éclairage plutôt direct pour un effet uniforme. Cependant, s’il s’agit d’objets, pour leur donner plus de volume, plus de profondeur, il est recommandé de jouer davantage avec l’orientation de la lumière ainsi que sa puissance pour créer des jeux d’ombre et de lumière.

C’est d’ailleurs cette recherche d’ombre et de lumière qui va nous intéresser lorsque l’on va éclairer un espace.

En journée, la lumière naturelle a systématiquement une incidence sur la composition lumineuse de la pièce. Comme elle évolue tout au long de la journée, il est important d’en prendre connaissance préalablement afin d’optimiser au mieux le placement futur de lumière dans l’espace. Pour combiner avec la lumière naturelle du soleil, il est conseillé de privilégier un éclairage d’appoint pour cibler des espaces où l’on a besoin d’une véritable qualité lumineuse, comme pour le travail qu’il soit bureautique ou manuel.

De nuit, il faut s’imaginer qu’on a une boite « noire » et qu’il faut mettre en lumière.
Il faut d’abord créer un éclairage général. Ce type d’éclairage consiste à créer une base de lumière pour avoir une uniformité dans l’espace (en surface éclairée ou comme puissance lumineuse).
Ensuite, pour donner une réelle ambiance, une atmosphère à l’espace, on va privilégier un éclairage d’appoint. Posé à des endroits spécifiques, il va permettre de donner un peu plus de relief et de perspective.
Enfin, pour finaliser l’ambiance lumineuse de votre espace, il est important de mettre en avant quelques éléments : des éléments architecturaux, ou bien du mobilier, des œuvres d’art. Pour ce faire, on opte pour un éclairage d’accentuation. L’idée est de cibler des éléments et de les faire ressortir à l’aide de spots ou de rubans LED.

Le jeu de lumière mis en place dans un espace relève aussi de la scénographie. L’enjeu est de créer une mise en scène par le biais de la lumière. C’est pourquoi il est important de connaitre les différentes sources de lumière, les différents types de lumière pour pouvoir les associer au mieux et créer une atmosphère à la fois homogène et donner du volume tout en gardant une cohérence dans l’espace.

L'IMPORTANCE DE LA LUMIÈRE DANS L'ESPACE

Les bureaux : fonctions et applications

Dans des bureaux, l’objectif premier de la lumière est d’éclairer la pièce. Pour cela, il faut favoriser l’utilisation d’éclairage générale et d’appoint. Il faut également faire attention aux ombres portées qui peuvent-être créées.

L’éclairage général a pour fonction de créer un fond de lumière ambiante. Celui-ci doit-être suffisamment puissant puisque c’est lui qui empêchera une fatigue de vos yeux trop rapide.
Ensuite, vient l’éclairage d’appoint qui peut être utilisé de différentes façons selon le travail que vous exercez (travail manuel ou bureautique).
En effet, pour un travail manuel, il est nécessaire d’opter pour un éclairage relativement puissant pour bien voir. A contrario, pour un travail bureautique, il faut un éclairage de puissance lumineuse similaire à votre écran, et en même temps placer cette lumière derrière votre écran, de façon à éviter les reflets de lumière sur votre écran et à équilibrer la lumière ambiante avec celle de votre écran.

Dans les deux cas, il existe aujourd’hui un type d’ampoule qu’on appelle « ampoule plein spectre » ou « spectre complet », qui reproduit au mieux la lumière naturelle (ultraviolets (UVA et UVB) et des infrarouges (IR)) et qui permet de favoriser la lutte contre le stress et la fatigue. Vous pouvez aussi opter pour des ampoules dont l’éclairage est très proche de celui de la lumière du jour. Sinon, il faut privilégier les ampoules avec un IRC (Indice de Rendu des Couleurs) entre 92 et 98.

De plus, il est important d’avoir un éclairage de puissance lumineuse homogène dans un espace de travail pour éviter toute gêne visuelle.

Les commerces : fonctions, adaptations, et applications

L’éclairage dans les commerces est un peu plus complexe que celui de bureaux, puisque celui-ci varie selon la nature de votre commerce.
Dans un commerce, lors du choix de l’éclairage et notamment des ampoules, il est impératif de prendre en compte les deux paramètres suivants :

  • l’IRC (Indice de Rendu des Couleurs) : il correspond au rendu des couleurs, c’est-à-dire la capacité d’une ampoule à restituer les couleurs réelles d’un produit. Le numéro 100 correspond à la valeur de référence. Ainsi, une ampoule a un excellent rendu quand son IRC est compris entre 90 et 100, un bon rendu quand son IRC est compris entre 80 et 90, mais en dessus de 80, l’ampoule n’est pas compatible pour un éclairage de commerce.
  • la température de couleur : elle permet de déterminer l’ambiance de votre commerce mais aussi de mettre en valeur vos produits. (cf PARTIE II, chapitre 1 : Les différentes couleurs : évolution en °K)

Dans un commerce, il faut mettre en place deux types d’éclairage :

  • Un éclairage général qui définit l’ambiance de votre commerce
  • Un éclairage d’accentuation qui a pour objectif de mettre en valeur vos produits

Cependant, selon la nature de votre commerce (alimentaire, prêt-à-porter), de nombreux paramètres changent : l’intensité, la température de couleurs, le type de source, etc…

Commerces alimentaires

Selon le type de commerce (boulangerie, boucherie, poissonnerie, épicerie, maraîcher, etc..), vos produits ne vont pas tous être mis en valeur de la même façon. L’objectif est de « tromper » l’œil du client en accentuant l’aspect appétissant de vos produits. A ce moment-là, on joue sur température de couleur et la couleur de lumière. Par exemple, pour un boucher qui veut inciter les clients à consommer ses produits, il privilégie un éclairage plutôt rosé ciblé sur les aliments.
Pour une boulangerie, le pain et les viennoiseries sont valorisés par l’utilisation d’un éclairage chaud.
Pour les autres commerces alimentaires (maraîcher, épicerie, laiterie, poissonnerie, etc..), il vaut mieux privilégier un éclairage neutre, voire légèrement plus froid (pour la poissonnerie par exemple).
Selon les produits que vous vendez, il faut adapter la couleur de lumière ainsi que la température de couleur, mais aussi la puissance lumineuse qui varie selon la brillance et la réflexion de vos produits.

Dans la restauration, l’éclairage a aussi son importance, et devient même très variable selon le type de restaurant que vous souhaitez éclairer (luxe, snacking, commercial (dans une ZAC), autoroutier, etc).
On va donc distinguer deux types d’éclairage :

  • Quantitatif : mettre en place un éclairage suffisant pour bien y voir
  • Qualitatif : valoriser le contenu de l’assiette

L’enjeu est d’adapter l’ambiance lumineuse au type d’espace de restauration, tout en créant un éclairage suffisant et de qualité pour y voir suffisamment sans être ébloui.
Il faut privilégier un éclairage général d’ambiance, tout en préservant un éclairage neutre sur les tables avec un bon indice de rendu des couleurs (supérieur à 90). Cependant, il est possible de mettre en œuvre un éclairage d’ambiance ponctuellement plus chaud mais toujours en faisant attention à ne pas dénaturer l’aspect des assiettes une fois à table.

Enseignes de prêt-à-porter

Certaines grandes franchises se démarquent justement pour l’ambiance de leur magasin et leur éclairage (des boutiques plongées dans une ambiance très sombre où certains espaces sont mis en valeur plus que d’autres), d’où l’importance de l’ambiance de votre commerce qui permet de vous démarquer des concurrents et qui peut marquer l’esprit des clients, les incitant à entrer ou à revenir par la suite.

Vous l’aurez compris, l’éclairage optimal de votre commerce est essentiel pour créer un univers, une ambiance générale qui attirera le client.
L’ambiance d’un commerce se divise en deux parties : la décoration/aménagement et l’éclairage.
Vous pouvez utiliser deux types d’éclairage différents : l’un dédié à l’ambiance générale de votre magasin et l’autre dédié à la mise en valeur de votre marchandise et à la différenciation des espaces (cabines d’essayages, caisse, accentuation de vente de produit etc…) grâce à un éclairage d’appoint et d’accentuation.